Commémoration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

 

DSC_9805MESDAMES, MESSIEURS,
CHER-ES AMI-ES,
BONJOUR !

A nouveau, nous voici réunis à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Homme. Oui, des droits, plus précisément des libertés, pour chacun de nous !

Il en manque partout, un peu plus ici, là … ; vous connaissez aussi la situation dans le monde alors je n’y vais pas par quatre chemins ; je veux pointer le Viet Nam, un des endroits où il en manque gravement ! « grâce » L à la gestion autoritaire des dirigeants !

Oui, le Viet Nam est devenu un exemple rare, un phénomène ! Par exemple, sous l’angle de l’économie.

Il y a des pays développés, des pays en développement, ou émergents ; à présent vous avez « le pays qui refuse de se développer » ! Un pas en avant, trois en arrière !!

Nous connaissons l’économie de marché, l’économie planifiée… ; les dirigeants vietnamiens ont inventé un nouveau modèle « capitaliste à orientation socialiste » ; même le Ministre Bui Quang Vinh (des Planification et Investissements) un des rares haut-placés à oser dire la vérité, doit déplorer « … pourquoi passer son temps à étudier ce modèle ? peine perdue ! il n’existe pas !». Comment développer le pays s’il n’y a pas de liberté d’entreprendre !

Le Viet Nam est devenu un exemple rarissime, aussi, sous l’angle pénal ou des tracasseries.

Le 24 Novembre 2015, une activiste, Phạm Thanh Nghiên, connue bien entendu des « services » puisque déjà emprisonnée pour d’autres manifestations, organise ses fiançailles ; l’administration convoque, « travaille » avec ses invités pour les dissuader de venir participer à la cérémonie. Véridique ! Où est la libre circulation ? La liberté de vivre sa vie ?

Un 24 Novembre encore : un jugement rendu par le Tribunal de Long An (une province du VN).

L’administration exproprie et indemnise à vil prix ; cette famille Nguyn refuse, proteste, comme des milliers d’autres dans son cas ; les autorités envoient la police, en grand nombre, réquisitionner de force ; la famille se défend ; le fils, Nguyễn Mai Trung Tuấn, adolescent de 15 ans, se révolte, et blesse un assaillant en voulant protéger sa mère. Suite à son geste, ce mineur d’âge écope de 4 ans et six mois de prison.

Une peine plus lourde même que celle de ses parents (4 ans, même contexte). Un jugement arbitraire, inique ! alors, cette liberté de se défendre ? ce droit à être jugé de façon équitable ?

J’ai abrégé pour aller à l’essentiel ; je ne rappellerai pas les autres cas d’interdiction d’activités ou d’emprisonnement suite aux manifestations, pourtant pacifiques ; je vous épargne toutes les répressions, exactions, tortures, morts durant la détention ou les interrogatoires par les autorités ; je me pose, vous pose, la question, pourquoi ?

et pourquoi les aider à perdurer ? 

Ces gouvernants-policiers piétinent allègrement les droits élémentaires inscrits dans la Constitution ; foulent aux pieds toutes les conventions internationales qu’ils ont signées (que peut-on attendre du prochain TPP ? je reste sceptique!) ; ils essaient de s’accrocher au pouvoir, à tout prix, employant la force, les tracasseries, les mesures policières. C’est innommable !

Allons-nous directement ou indirectement les cautionner ?

Cher-ères élu-es,

je suis consciente que vous avez des contraintes dans vos négociations  (pour rappel, l’Union Européenne vient de signer avec le Viet Nam le 2 décembre l’accord de libre échange FTA),   mais pouvez-vous uniquement considérer, privilégier les intérêts financiers, quand d’autres sont maltraités, brimés, broyés, souffrent, physiquement, moralement, parce qu’ils essaient tout simplement de reconquérir leurs droits, leurs libertés ?

Permettez-moi de citer notre Premier (discours à la Chambre le 19 dernier). Certes, le contexte est différent mais M. Michel a dit tout ce que je souhaite exprimer :

«… La liberté de croire ou de ne pas croire.

La liberté de s’exprimer, de débattre, la liberté de caricaturer et de critiquer.

La liberté de travailler, la liberté de sortir, la liberté d’aimer…

En un mot, la liberté de vivre. Pour nous, cela n’est pas négociable.

Il n’y a pas d’accommodements possibles.

 

Nous allons porter haut nos valeurs, celles des Lumières et des Droits de l’homme… »

Merci M. Michel, et merci mille fois plus si vous portez haut et fort ce message, ce même message, lors des discussions avec le régime communiste vietnamien !

Non, ne disons pas « la fin justifie les moyens ».

Oui, le Viet Nam a souffert, souffre encore, beaucoup, énormément, mais se remettra lorsque nous récupérons nos droits,

et nous allons avancer, avec VOUS, avec le MONDE.

Luong The Huong

Rond-Point Schuman, le 10/12./2015

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